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		<title>Thriller Mania</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Sep 2010 09:36:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boulhan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>

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Un court et simple post pour dire que la nouvelle édition du concours Thriller Mania organisé par les Éditions Pocket et le site Evene.fr clos ses inscriptions ce jour (3 septembre 2010) et permettra aux internautes de voter dans une semaine.
Tenons-nous le pour dit !
À vos urnes.
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin: 0;">
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<p><img class="alignleft" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/thrillermania.jpg" alt="" width="250" height="169" />Un court et simple post pour dire que la nouvelle édition du concours <a href="http://www.thrillermania.com/">Thriller Mania</a> organisé par les Éditions Pocket et le site Evene.fr clos ses inscriptions ce jour (3 septembre 2010) et permettra aux internautes de voter dans une semaine.</p>
<p>Tenons-nous le pour dit !<br />
<a href="http://www.thrillermania.com/">À vos urnes</a>.</p>
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		<title>Léviatemps (Maxime Chattam)</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 20:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Leviatemps]]></category>
		<category><![CDATA[Maxime Chattam]]></category>

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Léviatemps est sans aucun doute l&#8217;un des thrillers les plus attendu ce cette fin d&#8217;année. A un mois de sa sortie officielle, l&#8217;auteur nous livre quelques détails sur son nouveau roman.
Première découverte du jour, la couverture en noir et blanc. Immédiatement, la structure et cette montre à gousset nous rappel le dernier né de ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin: 0;">
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<p><a href="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/09/leviatemps.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1754" title="leviatemps" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/09/leviatemps.jpg" alt="leviatemps" width="200" height="310" /></a>Léviatemps est sans aucun doute l&#8217;un des thrillers les plus attendu ce cette fin d&#8217;année. A un mois de sa sortie officielle, l&#8217;auteur nous livre quelques détails sur son nouveau roman.<span id="more-1753"></span></p>
<p>Première découverte du jour, la couverture en noir et blanc. Immédiatement, la structure et cette montre à gousset nous rappel le dernier né de ce cher Bernard Werber. Un clin d&#8217;oeil au premier octobre, date clé pour le père des fourmis ? Bon, j&#8217;arrête&#8230;</p>
<p>En attendant ce premier octobre, voici déjà un petit avant goût de ce futur best-seller avec une vidéo d&#8217;une interview dans laquelle Maxime Chattam nous présente le roman. Disponible <a href="http://www.facebook.com/#!/video/video.php?v=1559867237047&amp;ref=mf">par ici, sur Facebook.</a></p>
<p>Et après les quelques soucis de résumé dévoilant des spoilers, voici ce qui devrait être la quatrième de couverture officielle.</p>
<div id="resume"><img class="alignleft size-full wp-image-1179" title="resume" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/resume.png" alt="resume" width="60" height="60" />A trop désirer la mort, on finit par trouver pire&#8230;</p>
<p>Paris, 1900. Guy de Timée, romancier à succès, vit pourtant dans les<br />
combles grinçants d’une maison close. Du jour au lendemain, il a tout<br />
plaqué : femme, enfant, amis, réussite, et a décidé de se lancer dans un<br />
roman policier qui le plongerait dans les bas-fonds de la civilisation.<br />
Il veut être confronté au sang et à la violence.</p>
<p>Cette mort qu&#8217;il désire tant approcher va surgir au milieu de la nuit en<br />
la personne de Milaine, jeune prostituée assassinée dans des<br />
circonstances particulièrement étranges. Et si elle n’était pas la<br />
première ? Qui rode dans les rues de la capitale, dans l’ombre de<br />
l’Exposition Universelle ? Quel est le sombre dessein de ce tueur de<br />
femme ? Guy va tenter de le découvrir, en compagnie de la mystérieuse<br />
Faustine, de l’inspecteur Perotti et d’Yoshito, un sumo japonais<br />
déshonoré…</p>
<p>Des cercles ésotériques de Paris aux merveilles de l’Exposition<br />
universelle, il va peu à peu mettre à jour un terrifiant secret, celui<br />
qui fascine tout homme depuis la naissance de la civilisation : le<br />
contrôle du temps</p>
</div>
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		<title>De Sinistre Mémoire (Jacques Saussey)</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 10:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[De Sinistre Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Saussey]]></category>

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Notre rentrée littéraire continue avec la sortie aujourd&#8217;hui de &#171;&#160;De Sinistre Mémoire&#160;&#187;, le nouveau roman de Jacques Saussey aux éditions Les nouveaux auteurs.
Avec ce livre, l&#8217;auteur embarque son lecteur dans une enquête qui évolue sur fond de guerre, le faisant vaciller de rebondissements en rebondissements tous plus inattendus les uns que les autres. Un thriller [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin: 0;">
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		</div>
<p><a href="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/09/desinistrememoire.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1741" title="desinistrememoire" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/09/desinistrememoire.jpg" alt="desinistrememoire" width="200" height="312" /></a>Notre rentrée littéraire continue avec la sortie aujourd&#8217;hui de &laquo;&nbsp;De Sinistre Mémoire&nbsp;&raquo;, le nouveau roman de Jacques Saussey aux éditions Les nouveaux auteurs.<span id="more-1740"></span></p>
<p>Avec ce livre, l&#8217;auteur embarque son lecteur dans une enquête qui évolue sur fond de guerre, le faisant vaciller de rebondissements en rebondissements tous plus inattendus les uns que les autres. Un thriller accrocheur, dans lequel on entre dès les premières pages et dont on veut connaître la fin à tous prix. A ne pas rater. Je ne ferais que citer <a href="http://www.vioco.fr/jean-depreux">Jean Depreux</a> qui, au travers d&#8217;un <a href="http://jeandepreux.over-blog.com/">article sur son blog</a> résume la chose ainsi: &laquo;&nbsp;Alors, pour bien entamer la rentrée, misez sur Jacques Saussey !&nbsp;&raquo;</p>
<p>Nous retrouverons l&#8217;auteur d&#8217;ici quelques jours pour une interview et une présentation de son roman.</p>
<div id="resume"><img class="alignleft size-full wp-image-1179" title="resume" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/resume.png" alt="resume" width="60" height="60" /><br />
Deux jeunes trouvent la mort à Paris , victime d&#8217;un tueur qui leur injecte de l&#8217;héroine pure. Dans des circonstances différentes, 2 SDF subissent également un sort funeste. La copie d&#8217;une lettre codée ancienne va parvenir à la police, et la mettre sur la trace d&#8217;une vieille histoire qui a sa source en Bretagne, à la fin de la seconde guerre mondiale. Le capitaine Daniel Magne et la jeune APJ Lisa Heslin vont tenter de remonter le temps pour élucider l&#8217;affaire. Mais celui qu&#8217;ils traquent est-il le vrai coupable, ou également une victime ?</div>
<p><strong>Notez ce livre:<br />
</strong> Note: There is a rating embedded within this post, please visit this post to rate it.</p>
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		<title>Electricité Statique (Aurélien Molas)</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 20:37:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[Aurélien Molas]]></category>
		<category><![CDATA[Electricité Statique]]></category>
		<category><![CDATA[La onzième plaie]]></category>

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Electricité  Statique est une nouvelle signée de la plume d&#8217;Aurélien Molas. Vous avez aimé, que dis-je, adoré la onzième plaie ? Alors ce qui suit devrait vous plaire.
Avant d&#8217;être le roman que vous connaissez, la onzième plaie était une nouvelle. Et comme vous l&#8217;avez sans doute deviné, cette dernière s&#8217;appelait Electricité statique. Un texte d&#8217;une grande [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin: 0;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/09/aurelienmolas.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1723" title="aurelienmolas" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/09/aurelienmolas.jpg" alt="aurelienmolas" width="250" height="180" /></a>Electricité  Statique est une nouvelle signée de la plume d&#8217;Aurélien Molas. Vous avez aimé, que dis-je, adoré <a href="http://www.vioco.fr/la-onzieme-plaie-aurelien-molas">la onzième plaie</a> ? Alors ce qui suit devrait vous plaire.<span id="more-1709"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Avant d&#8217;être le roman que vous connaissez, <a href="http://www.vioco.fr/la-onzieme-plaie-aurelien-molas">la onzième plaie</a> était une nouvelle. Et comme vous l&#8217;avez sans doute deviné, cette dernière s&#8217;appelait Electricité statique. Un texte d&#8217;une grande qualité que nous vous invitons à découvrir au travers de cette nouvelle rubrique.</p>
<h3 style="font-size: 13px; color: #333333; font-weight: normal; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden; padding: 0px; margin: 0px;"><span>Ce texte a obtenu le Grand Prix de la Nouvelle Noire en 2007. Il a été publié dans un recueil collec<span style="display: inline;">tif intitulé RDV au pied de la statue aux éditions Terre de Brume. </span></span></h3>
<p style="text-align: justify;">Un grand merci à Aurélien qui m&#8217;a gracieusement transmis ce texte pour publication sur Vioco.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Electricité Statique &#8211; Aurélien Molas</span></strong></p>
<p>L’épuisement m’alourdit les paupières. Des symptômes proches de la narcolepsie ont préludé cette enquête. Paralysie momentanée. Catalepsie. Hallucinations visuelles. Durant ces instants, le temps se distord. Je ne suis jamais certain d’avoir dormi. Je ne suis jamais certain d’être éveillé. Mes cauchemars s’extraient de ma torpeur et s’incarnent dans notre bureau. A moins que ce ne soit l’inverse. J’essaie de dissimuler ce handicap à Broissard. Je n’ai pas le droit de tout faire foirer. Pas si près du but.<br />
Je me crispe pour focaliser mon attention sur l’homme qui s’approche d’un lit simple aux draps sombres. Vêtu d’un costume anthracite, il enlève sa veste, la plie et la pose dans un coin. Je ne discerne pas son visage. L’homme tire une valise qu’il ouvre sur un sol cimenté. Il en extraie six godemichés. Un pot de vaseline. Des lanières et un masque en cuir type SM qu’il enfile. Il déchire un emballage de piles et charge un vibromasseur chromé qu’il se met à sucer en me regardant droit dans les yeux. Il dispose avec minutie les godes sur le sol, près du lit, les couvre de capotes, puis un à un les plonge dans la vaseline. Il étale la vaseline tout en continuant de passer, par petits coups, sa langue rouge sang sur le chrome du vibro.<br />
La lumière crue, brutale, donne une blancheur maladive à la peau de l’homme qui se déshabille. Je note que les sources d’éclairages sont artificielles. Des mandarines sur pied à faible ampérage. Deux, ou trois au plus si le faisceau lumineux à droite de l’écran n’est pas un défaut de l’image. Le décor et la tapisserie sont bon marché, des lambeaux de papier peint gonflent et des auréoles maculent le plafond. J’émets l’hypothèse d’une cave dans un pavillon de banlieue. La qualité du débit Internet ne varie pas sur l’onglet de contrôle et confirme que le signal d’où provient le film est en zone urbaine. Les fesses de l’homme sont flasques couvertes de poils. Des vergetures sur les cuisses. Une tâche de naissance rougeaude au-dessus du coccyx. Pas de cicatrice apparente. Je fais signe à Broissard de prendre un photogramme. Le cliquetis brusque de l’appareil dans le silence habituel de notre bureau me fait sursauté. Broissard transfère l’image sur la grille d’analyse et le logiciel la compare avec les fichiers des détraqués sexuels. J’écarquille les yeux pour qu’aucun détail ne m’échappe. Je me colle à l’écran de l’ordinateur pour ne laisser nul indice brouillé par les pixels. L’homme se tourne face caméra et agite son ventre mou et sa queue d’une longueur moyenne. Il fait glisser le vibro entre ses fesses. Ses cris suggestifs sont étouffés par le masque de cuir noir. Un modèle en vente dans les sex shop crasseux. Rien à faire de ce coté là pour remonter la piste.<br />
Mes yeux brûlent à force de lutter contre le sommeil. Je tente de résister. L’enfant de putain…Murmure Broissard derrière son écran. Je me contente d’acquiescer. On ne parle pas beaucoup dans ce service. Les collègues nous surnomment « les curés ». On ne peut y rentrer que si l’on est célibataire et sans enfant. C’est la règle. La deuxième raison se passe de commentaires. La crim, les stups se vantent d’être disponibles H 24 et de découvrir parfois des choses peu reluisantes. Avec le temps, ça devient des blagues autour du distributeur de boissons. Nous, c’est pareil, à la différence qu’absolument rien de ce que nous voyons n’est reluisant. Des blagues sur Dutroux, sur Gilles de Rais ne manquent pas. C’est le cœur qui n’y ait pas. Et d’anecdotes à livrer un café à la main nous n’en avons pas. Les histoires sordides que balancent les collègues sont des faits divers. Des clodos dépecés. Des putes scarifiées. Les enquêtes de mon service sont des drames. Dans le noir, devant nos écrans toute la journée, nous recueillons chaque semaine, quelque 1 000 images de pédopornographie à partir d’une soixantaine de groupes de discussions différents. Nos vies deviennent peu à peu des nuits perpétuelles. Nous avons archivé environ 43 000 images de fillettes, 18 000 de garçons, sur un million de films et d&#8217;images de pornographie infantile et 40 millions de pages diffusées sur Internet. Une industrie au chiffre d’affaire estimé à trois milliards de dollars annuels rien qu’aux Etats-Unis. Nous tenons secrets les chiffres concernant la France.<br />
Dans le commissariat, les autres nous parlent peu, saluent poliment et rien de plus. Ils le disent tout bas et les bruits glissent dans les couloirs qu’il faut être malsain pour faire ce qu’on fait. Je n’ai même plus la force de leur donner tort.<br />
La voix de Broissard me fait sursauter. Je ne peux pas avoir dormi. Il me fait signe de regarder mon ordinateur. L’homme à l’écran commence à se masturber en se massant les couilles. L’angle de son érection sous la graisse de son bide est faible. Je griffonne sur le bloc-notes. J’ausculte cliniquement le lieu et le protagoniste d’un crime qui n’est pas encore commis. Je tente de canaliser mes émotions, mon ressentiment, de réduire à néant mon espoir de me tromper. L’homme au masque de cuir sort du champ. J’enfile le casque audio et augmente le volume sonore au maximum. A travers le grésillement de la caméra je perçois un écho de pas. Je parviens à identifier un claquement de porte. Peut-être un verrou. L’écho resurgit étouffé comme par de la moquette.  L’envie de vomir me crispe. Comme à chaque fois. Christ. Je prie de toutes mes forces pour que nous nous soyons trompés. Je perçois à la fine pellicule de sueur couvrant le front de Broissard qu’il espère la même chose. Je me surprends à croiser les doigts sous mon bureau. J’essaie d’infléchir par la pensée la suite des évènements. Je voudrai tant le soulagement que ce Live Cam soit du SM amateur, ou encore un scato, que le vieux gras lèche l’anus d’un autre vieux, qu’ils fassent ce qu’ils veulent ça ne me regarde pas. N’importe quoi d’autre. Mais pas d’enfant c’est tout ce que je demande.<br />
Je lutte contre l’envie de me réfugier dans un sommeil lourd, pesant, sans rêve. Bientôt quatre mois que nous cherchons à nous connecter à une de ces séances filmées et retransmises en temps réel. Ce qui n’était qu’une rumeur codée dénichée sur la base de données de l’IPCE s’est recoupé avec des discussions sur les forums de la NAMBLA française. Les pédophiles évoquaient à mots couverts et uniquement entre membres identifiés un site de Live Cam. Du porno pédophile hard en Europe. Les pays concernés étaient listés. Danemark. Pays-Bas. Allemagne. Royaume-Uni. Luxembourg. France. Broissard et moi-même avons cru à une légende netique, alimentant les fantasmes. Nous avions été confrontés à ce genre d’histoire un an auparavant. Une rumeur circulait sur la toile racontant qu’il y avait un lien caché sur le site X pour visionner de nouveaux Ballets roses, en référence à une affaire de partouzes avec des mineures dans les années 70. Mais nous n’avions trouvé qu’une vidéo miteuse d’héphèbophile. Rien de plus qu’un groupe d’échangistes sexagénaires, partouzant mollement en visionnant des diaporamas de leurs vacances en compagnie d’escort boys brésiliens. Ce fut un soulagement que j’essayais de fêter le soir même dans le vide de mon appartement, sans y parvenir. Le résultat de cette enquête, loin de me soulager, me faisait sentir cruellement que d’autres pistes auraient du être privilégiées, que notre énergie et notre acharnement n’avaient sauvé personne. J’ai observé sur les murs de mon salon les photos des victimes que j’avais, au cours de ces cinq dernières années, arrachées aux tourments. Des victimes qui ne savent rien de moi, qui ne sauront jamais rien.<br />
Pour l’affaire qui nous occupe nous avions peu d’indices. Par quatre fois nous avions rencontré une annonce sibylline évoquant un serveur Internet codé, appelé Jacob. Nous découvrîmes que cette appellation renvoyait au corps à corps de Jacob avec l’ange. « Les anges ». Terminologie de la ChildLove Association pour désigner les enfants pré pubères. Les passerelles informatiques du serveur Jacob furent peu faciles à décrypter. Broissard et moi passâmes des nuits et des jours, sans apercevoir le soleil. Circuler sans répit d’insomnies en insomnies, de sites pornos en forums underground, vous plonge peu à peu dans un état comateux, maladif. Les chairs qui s’agitent sur les écrans deviennent de la viande et des poils, de la barbaque se frottant sans âme, des testicules et des vagins, de la semence et des cris. Durant deux mois, nous ne sommes pas rentrés chez nous, dormant sur le canapé à tour de rôle pour être disponible en fonction des fuseaux horaires. La planète des perversions interdites ne cesse jamais de tourner. Quand untel diffuse les photos souvenirs de son séjour au Timor, les fesses à l’air, souriant grassement à des enfants inquiets, le temps que vous le localisiez, une pourriture balance la vidéo d’une fillette nue aboyant et tenue en laisse. Et toujours cette rumeur d’un Live Cam pédophile en Europe, quelque part en France. Une rumeur autour de laquelle de plus en plus de monde se masturbait la cervelle et le reste.  Hagards, Broissard et moi, nous pianotions sur nos claviers, jonglant de pseudos en pseudos pour qu’un indice surgisse, pour qu’un de ces salopards crache le morceau et nous donne une piste. L’infiltration dans cette nébuleuse nécessite assiduité et prudence. Mais du temps nous n’en avions pas. Nos supérieurs nous demandaient des résultats. Et nous suivions la rumeur à la trace dans les circuits porno clandestins, les maisons de production secrètes aux sites sombres comme des fours, et sans oubli possible. Nous nous heurtions à la méfiance des groupes. Sur les forums, en signe de reconnaissance, nous devions « venir avec la chose » : une image d’une bougie rose en hommage au « Jour d&#8217;Alice ». 25 Avril 1856. Le jour où Lewis Carroll rencontra Alice Liddell. Pour atténuer leurs soupçons, nous commentions leurs fantasmes, approuvions les pipes à la sauvette, les branlettes de vestiaires, les rêves de sodomie. Nous relations des expériences supposées être les nôtres. Nous dûmes penser comme eux, inventer des abominations et renchérir sur leurs revendications. Abaissement de la majorité sexuelle. Révision de l’article 222-29 du code pénal. Acceptation sociale de leurs attirances. Et autres conneries tartinées à la merde à grand renfort d’« amour », d’« harmonie » et de photos de gamins chialant de terreur. La caste la plus vicieuse prône des relations à la grecque, avec les formes et la manière. De la baise de dandy.<br />
C’est pourtant de l’un d’entre eux que nous vint la clé. Depuis trois semaines, je discutais avec lui, jouant au chat et à la souris pour qu’il me révèle le code du serveur Jacob, si tant est qu’il existe. Il me tenait par les couilles me faisant miroiter le codec d’entrée et me donnant rendez-vous toujours à la même heure « devant la statue » aimait-il à préciser. La statue était le lien sur le forum de l’association MARTIJN qui renvoyait à son adresse mail perso. Rien de plus qu’une photo animée de poutis bandant quand on cliquait dessus. Il signait les mails dans lesquels il évoquait Jacob sous le pseudonyme Delafon. Il trouvait le jeu de mots amusant. J’ai vu autant de cul qu’une cuvette de chiotte dans une école primaire…Je l’imaginais minaudant derrière son écran en écrivant ça. Cet homme me dégoûtait jusque dans mes tripes. Mais je refusais d’admettre que quelque chose me fascinait. Je croyais avoir dépassé mon seuil de tolérance, mais je ne parvenais plus à m’arrêter, poussant plus loin mes limites. Et à mes rares instants de sommeil, la lucidité m’assaillait. Je me demandais si je n’oubliais pas le but de tout ceci, si je ne poursuivais pas au final mes propres traumatismes, mes fêlures les plus enfouies, celles qui m’avaient interdit de quitter ce service et de mener une vie normale. Entre veille et sommeil, ma mémoire se métamorphosait, charriait des souvenirs boueux de mon enfance. Je ne savais plus ce que j’avais vécu. Le premier film que j’avais vu dans ce bureau ressurgissait. Les traits du garçon masturbé par la main blanche d’un vieillard se mélangeaient aux miens. Il n’y avait pourtant pas eu de bouche sur mon sexe, pas eu d’autres doigts que les miens. Les cernes sous mes yeux prenaient des teintes violines. Notre bureau puait la sueur et l’odeur des mégots que Broissard entassait dans le cendrier. Et pourtant, malgré l’épuisement, je continuais à m’accrocher à l’espoir infime que Delafon, ou peu importe qui, me livre la pièce manquante. Nous étions pris dans une spirale, sans retour possible, une fuite en avant statique.<br />
Delafon citait les écrits de Serge André et de Matzneff pour étayer ses propos et se qualifiait d’« amoureux de l’infans ». Un jour à bout de nerfs, je lui écrivis la traduction d’infans. Qui ne parle pas. Qui en est incapable. Je ne saurai probablement jamais l’impact qu’eut cette phrase. Minime et sporadique sans doute. Toujours est-il qu’il me répondit. « Pour trouver Les Anges et le 7ème ciel, il faut suivre Jacob sur son échelle. Lisez la Bible ». Nous apparut l’évidence. La vision de l’échelle se trouve au passage XXVIII, 10-15. La transcription en valeur informatique nous autorisa la connexion. Nous ne savions pas en cliquant sur « entrée » que nous poussions les portes grimaçantes et tordues de l’enfer. Le brouillage de l’écran de mon ordinateur et un crépitement sourd me sortent brusquement de mes pensées. Je panique. Christ. Me suis encore endormi ? Je lutte pour clarifier mes pensées. Trois minutes de passées. Je n’ai pas le droit maintenant. Pas si près du but. Des pixels noirs phagocytent l’image. La qualité de la transmission se dégrade rapidement. Je ne comprends pas, vérifie la connexion, le signal s’emballe. Le nombre de paquets envoyés chute de manière vertigineuse. Le serveur interne sature et l’image se noircit, se désintègre. Je me précipite sur le modem et tente de le connecter en circuit crypté. Broissard hystérique pianote pour modifier la passerelle par défaut. Le casque audio sur mes oreilles m’empêche d’entendre ce qu’il crie, ne me parvient que des sons incohérents. La définition de l’image s’affaiblit. Les pixels noirs s’affichent en cercles concentriques couvrant les trois quarts de l’écran. On va le perdre !…Putain on va le perdre !…Le signal est en chute libre. Le nombre de paquets envoyés ne cesse de décroître. Je dois débrancher le modem pour le formater au circuit crypté. Je ne peux me résoudre. Une chance sur cent de récupérer la diffusion après une déconnexion, ne serait-ce que d’une seconde. Mes doigts tremblent et le câble que je tiens devient huileux tant je sue. Je reste pétrifié, incapable de prendre une décision. J’entrevois sur l’écran une silhouette floue et une silhouette plus petite qui se débat, griffant la main qui la tire vers le lit. J’écarquille les yeux face au halo phosphorescent, refuse de clore les paupières comme une vieille torture indienne. Je note frénétiquement ce que je parviens encore à distinguer, des fragments, des ombres. Je crois deviner le corps blafard d’une fillette. Une grimace défigurant ses traits. Des cheveux bruns en bataille. A genoux, une monstruosité lui tenant les hanches. Je ne sais plus si je vois réellement la fillette ligotée et violée sur le lit, ou si se mélangent, en surimpression, les scènes, les films, les sévices, les pleurs, toute la merde que j’ai vus depuis des années.<br />
Je ne sais plus ce que je distingue. Le masque noir de l’ogre se mélange aux pixels comme des abcès purulents éclatant à la surface lisse de l’écran. Un hurlement me déchire les tympans. Je ne sais pas si je l’entends, si je l’imagine. Des milliers d’aiguilles me perforent le crâne. Un hurlement qui s’ajoute à ceux que je porte en moi. Je suis un fantôme hanté par des voix d’enfants devenues des mues animales. Le témoin immobile de leurs terreurs. J’emporte leurs cauchemars, les enfouis dans mes nuits. Mes nausées récurrentes ne sont d’aucune utilité pour eux. L’affichage du film se brouille. La diffusion s’arrête brutalement. L’écho du cri raisonne et s’amenuise lentement, me laissant anéanti. Mais quelque chose de plus fort que l’abattement me pousse à débrancher le modem. Mes gestes se font au delà de ma volonté, des automatismes précis, fonctionnels. Formatage. Branchement. Voyants. On a perdu le serveur. Ils ont du en changer pour se protéger…Me crie Broissard. Faut le retrouver. C’est urgent…Broissard acquiesce et inspire profondément avant de se replonger sur son clavier. Il nous reste une chance de choper le nouveau signal. Je me force à me calmer. Rester lucide, opérationnel. Je chasse l’image de la fillette hurlant. Tout n’est pas perdu. Nous ne la sauverons pas. Mais si ce n’est pas elle, ce sera une autre. J’ouvre avec précipitation les fichiers qui répertorient les serveurs clandestins, les zones off shore, les serveurs locaux, les réseaux bidouillés dans des garages. J’entre les donnés du sous réseau, les paramètres enregistrés durant la session de diffusion, lance le logiciel de comparaison. Les colonnes de chiffres défilent sans discontinuer. Des centaines de serveurs sont passés au crible. J’implore que ça fonctionne. Nous sommes trop prêts du but. Je croise le regard concentré de Broissard et la crispation de ses mâchoires m’indique qu’il pense comme moi. Nous ne pouvons pas échouer. Pas maintenant. Christ. Mon cauchemar continue. J’ai tout abandonné pour ces enfants. Pas de vie sentimentale. Pas de sexualité. Ni femme. Ni homme. Le peu de femmes qui pénétrèrent dans mon trois pièces furent horrifiées par les coupures de journaux, les VHS qui le meublent. Les bouquins de Carroll, Nabokov, Frits Bernard et d’autres, des revues hollandaises, allemandes, vietnamiennes s’étalant sur les rayons de ma bibliothèque les alarmèrent. Tenu au secret, je n’ai pu révéler mon activité. J’offris mon silence en réponse à leur dégoût. Mon silence à leurs insultes. Pervers. Ordure. Je fus menacé, même par des putes ramassées par désespoir, et dénoncé deux fois à mon propre service. Et je me suis résolu à ne plus espérer grand-chose. L’écoeurement de toutes manières m’aurait empêcher de baiser qui que ce soit. La crudité de la chair me révulse. Je ne me branle plus depuis si longtemps que je me demande parfois si mon pénis fonctionne encore. Et les rares fois où dans ma solitude, vautré sur le canapé, j’ai tenté de faire lever ma queue, les visages épinglés sur les murs de mon appart sont venus défigurer mes fantasmes. Des traits de petits garçons et de petites filles sur des corps de femmes mures. Leur innocence venant pourrir l’innocence de mes pulsions. Et plus je forçais, triturant mon excitation, pour trouver l’apaisement dans la jouissance, plus mes tripes se retournaient comme un gant, me pliant en deux, accroupi près des W.C. Je ne serai jamais père. Broissard non plus. Nulle filiation pour nous, même de substitution. Les victimes que nous avons sauvées ne s’incarneront pas dans nos existences. Et nous encore moins dans les leurs.<br />
Des crampes remontent dans mes doigts à force d’écraser furieusement les touches du clavier. Les jointures de mes articulations craquent sèchement. La transpiration s’écoulant de mon front goutte le long de mes sourcils. La sueur me brûle les yeux comme de l’acide. Le logiciel trouve un serveur semblant diffuser les mêmes paramètres que Jacob. Je crois que je l’ai…Tu pourrais le localiser ?&#8230;Je vais essayer…Broissard se replonge sur son ordinateur. J’essaie toutes les combinaisons possibles pour pénétrer la passerelle par défaut. Le serveur reste désespérément fermé. Accès refusé. Je recommence. Accès refusé. Soudain, un onglet s’ouvre avec une phrase. Je panique. « Jacob : ses enfants ». Je calcule mais mon cerveau s’embrouille. Jacob. Douze fils. Dinah sa fille unique. Tremblant j’inscris le nombre quatorze. Accès refusé. Je m’effondre sur ma chaise, la tension au creux de mes épaules me brise la nuque. Je retape quatorze encore et encore. Des sanglots de rage m’étouffent, s’engluant dans ma gorge. Il ne faut peut-être pas compter Jacob…Essaie le 13. Pas le 14…Me dit Broissard. J’entre les coordonnées en priant de toutes mes forces pour qu’il ne soit pas trop tard. L’écran s’allume. Je reste au seuil d’une pièce vide. Atterré, j’agrandis l’image. Godemichés sur le ciment. Christ. Capotes éparpillées. Lanières nouées à la tête de lit. Draps jetés en boule dans un coin. Terreurs suppurant. Je ne saurai jamais ce qui s’est déroulé dans cette cave. Je ne saurai jamais si une fillette se trouvait en ces lieux. Je n’aurai jamais de preuves qu’un crime a été commis. Aucun tribunal ne recevra ça. Le scandale Outreau est encore trop présent dans les esprits. Je contemple ce vide immense, et ma vision s’embue, se trouble. Les murs se couvrent de fresques barbares, de toutes les scènes que mon esprit ne parvient plus à garder. Les cris dans ma tête s’élèvent comme une plainte. Je les entends m’accuser. Et mes juges aux visages d’anges dansent autour de moi en me pointant du doigt. J’enfonce mes ongles dans mon cuir chevelu, le griffe pour que cela cesse. Et à travers mes larmes, je ne peux pas ne pas voir la tâche rouge, rouge jusqu’à en être douloureuse, maculant le matelas. Du sang et du foutre. Du sang rosé. Sang de vierge. Sang de pucelle. Sang de fillette. Une flaque d’innocence en travers d’un matelas crasseux. Pourritures. Charognes. Je vous ferai purger ma misère. Oui. Christ m’en ait témoin. Je le jure. Vermines. Je vous ferai payer cette tache sacrilège. J’échangerai vos hurlements contre ceux dans mon crâne. Vos gémissements pour apaiser les pleurs des enfants. J’écrase mon poing contre la rainure du bureau, je l’écrase encore, écoutant les métacarpes se fendre, ma chair en bouillie, mes phalanges éclatant sur l’acier. Je passe et repasse les lignes de ma main sur le métal acéré, ma vie se cisaille, tranchée jusqu’au muscle. De minuscules flashs lumineux devant les yeux. Je sens mon corps se vider de toute tension. Mes tempes se serrent comme un étau. Je ne saisis plus très bien ce qui se passe. Je crois que je m’écroule. Ma tête heurte le sol au ralenti. Lorsque je me réveille, Broissard est à mes cotés, sa main sur mon front. Je tente de me redresser mais il m’appuie doucement sur la poitrine. Il me sourit. Repose toi. J’ai localisé le signal…Les unités sont déjà sur place pour la perquisition… J’essaie de lui renvoyer son sourire. Peut-être qu’une fillette recroquevillée dans un box sombre sera libérée. Peut-être l’ogre l’entraîne t’il déjà loin, vers d’autres pulsions, d’autres cauchemars. Peut-être ne s’est-il jamais rien passé dans cette cave. Rien de plus qu’un homme stimulant sa prostate dans son pavillon de banlieue. Un homme exhibant sur des écrans glacés ses bandaisons de misère. Rien qu’une solitude filmée. Cet homme aurait pu être moi. Je ferme les paupières. Les enfants dans mon crâne sont étonnamment sages et silencieux.</p>
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		<title>Seul à Savoir (Patrick Bauwen)</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 08:27:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
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Qui dit premier septembre dit rentrée littéraire. Et c&#8217;est Patrick Bauwen qui inaugure cette rentrée en grandes pompes avec Seul à Savoir, son troisième roman aux éditions Albin Michel.
Le chirurgien urgentiste préféré des amateurs de thrillers frappe une nouvelle fois. Après L&#8217;oeil de Caine et Monster, c&#8217;est autour de Seul à Savoir de nous faire vibrer. Ce [...]]]></description>
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<p><a href="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/09/seulasavoir.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1696" title="seulasavoir" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/09/seulasavoir.jpg" alt="seulasavoir" width="200" height="309" /></a>Qui dit premier septembre dit rentrée littéraire. Et c&#8217;est Patrick Bauwen qui inaugure cette rentrée en grandes pompes avec Seul à Savoir, son troisième roman aux éditions Albin Michel.<span id="more-1695"></span></p>
<p>Le chirurgien urgentiste préféré des amateurs de thrillers frappe une nouvelle fois. Après L&#8217;oeil de Caine et Monster, c&#8217;est autour de Seul à Savoir de nous faire vibrer. Ce troisième roman s&#8217;articule autour d&#8217;une réalité contemporaine: le web et ses réseaux sociaux. L&#8217;intrigue va plonger Marion March au coeur de son propre passé, à la recherche d&#8217;un homme dont elle est tombée éperdument amoureuse. Ce dernier est porté disparu depuis quinze ans. Une étrange rencontre sur Facebook va changer le cours de choses.</p>
<p>Déjà, les premières critiques ne tarissent pas d&#8217;éloges:<br />
<em><a href="http://oiseausecret.canalblog.com/">Francesca</a></em><em>:</em><em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est un très bon roman, solide et efficace, que je conseillerai à tous, amateurs de suspense, de romance et/ou d&#8217;action, chacun trouvera son compte dans cette nouvelle réussite de Patrick Bauwen. Vivement le prochain!&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>A découvrir sans plus attendre.</p>
<div id="resume"><img class="alignleft size-full wp-image-1179" title="resume" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/resume.png" alt="resume" width="60" height="60" />Jeune étudiante en médecine, Marion March tombe follement amoureuse du Dr Nathan Chess, spécialiste de la chirurgie des mains. Mais du jour au lendemain, il disparaît sans laisser de traces.<br />
Quinze ans plus tard, Marion, devenue journaliste, n&#8217;a cessé d&#8217;aimer Nathan. Sur Facebook, un internaute, « Le Troyen », demande à être son ami, devenant de plus en plus menaçant. Il envoie alors à la jeune femme une photo de Nathan, puis une vidéo où l&#8217;on voit le chirurgien, blessé et visiblement prisonnier, demander son aide. Marion, terrifiée, décide d&#8217;obéir aux instructions du Troyen, qui la lance dans un sinistre jeu de pistes à travers les Etats-Unis. Pour elle, une seule chose compte : retrouver l&#8217;homme de sa vie.<br />
Qui sont vraiment Nathan et Le Troyen ? Quelles sont les vraies motivations de ce dernier ?&#8230; Maître incontestable en matière d&#8217;intrigue et de suspense, Bauwen distille les informations au compte-goutte jusqu&#8217;à la fin, totalement imprévisible.</div>
<div>Notez ce livre:</div>
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		<title>In Nomine (Eric Giacometti &amp; Jacques Ravenne)</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 21:31:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Giacometti et Jacques Ravenne]]></category>
		<category><![CDATA[In Nomine]]></category>

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In Nomine est le septième tome des aventures d&#8217;Antoine Marcas, le commissaire franc-maçon que les amateurs du duo Giacometti &#38; Ravenne connaissent bien. 
Avec ce nouvel opus, les auteurs nous embarquent aux origines de leur série. Ce livre d&#8217;une centaine de pages est en effet une introduction à l&#8217;histoire de Marcas. Une genèse qui se [...]]]></description>
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<p><a href="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/in-nomine.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1676" title="in nomine" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/in-nomine.jpg" alt="in nomine" width="200" height="330" /></a>In Nomine est le septième tome des aventures d&#8217;Antoine Marcas, le commissaire franc-maçon que les amateurs du duo Giacometti &amp; Ravenne connaissent bien. <span id="more-1675"></span></p>
<p>Avec ce nouvel opus, les auteurs nous embarquent aux origines de leur série. Ce livre d&#8217;une centaine de pages est en effet une introduction à l&#8217;histoire de Marcas. Une genèse qui se déroule sept ans avant le Rituel de l&#8217;ombre et à l&#8217;issue de laquelle le commissaire frappera aux portes du temple dans l&#8217;espoir d&#8217;être reçu maçon.</p>
<p>Comme toujours, les franc-maçons et les secrets qui les entourent sont au coeur de l&#8217;intrigue. Cette dernière mêle une quête aux manuscrits rares avec une série de morts plus qu&#8217;étranges. Suicide d&#8217;hérétiques, meurtre sadique d&#8217;une prostitué de luxe et bombe humaine qui se fait exploser au coeur de Londres sont autant de drames à priori sans rapport qui vont se croiser dans les arcanes de cette aventure.</p>
<p>A l&#8217;image de <a href="http://www.vioco.fr/carnages-maxime-chattam">Carnages</a> de Maxime Chattam, ce livre se lit d&#8217;une traite. L&#8217;intrigue n&#8217;est pas très poussée mais elle s&#8217;articule bien autour de cet univers maçonnique que l&#8217;on aime retrouver quand on lit un Giacometti &amp; Ravenne.</p>
<p>Mais pour une genèse on est tout de même déçu par certains aspects. On s&#8217;attend à un véritable portait de Marcas, à des révélations qui étofferaient ce personnage que l&#8217;on aimerait connaître encore un peu plus. Pourtant, ce dernier n&#8217;apparaît qu&#8217;au second plan du roman, en retrait par rapport à certains protagonistes plus présents. La chute quant à elle intervient peut-être un peu rapidement. Mais après tout on ne peut pas garnir l&#8217;intrigue de péripéties en tous genres sur 120 pages.</p>
<p>Malgré ces quelques éléments qui ne sont qu&#8217;un avis personnel, j&#8217;ai tout de même pris un immense plaisir à parcourir ce livre. Je reste un inconditionnel de ces auteurs et je n&#8217;hésiterai pas à recommander cette aventure à tous leurs fans.</p>
<div id="resume"><img class="alignleft size-full wp-image-1179" title="resume" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/resume.png" alt="resume" width="60" height="60" />XIIIe siècle, Comté de Toulouse. Raoul de Presle conduit à la mort plusieurs centaines d&#8217;hérétiques. Hommes, femmes, enfants, tous s&#8217;élancent dans le bûcher sans la moindre peur&#8230; XXe siècle, Paris. L&#8217;inspecteur Marcas enquête sur son premier meurtre. Du milieu des collectionneurs de manuscrits ésotériques aux coulisses occultes de la franc-maçonnerie, tous veulent retrouver un secret perdu depuis le massacre des hérétiques. Une quête de sang qui va mener Marcas aux portes du Temple&#8230;</div>
<p>Notez ce livre:<br />
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		<title>Interview: Maxime Gillio</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 15:59:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Maxime Gillio]]></category>

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Après le sud de la France, c&#8217;est dans le nord du pays que nous partons en ce début de semaine. Rencontre avec Maxime Gillio, le père du tueur à l&#8217;andouillette.
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin: 0;">
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		</div>
<p><a href="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/Maximegillio.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1643" title="Maximegillio" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/Maximegillio.jpg" alt="Maximegillio" width="200" height="300" /></a>Après le sud de la France, c&#8217;est dans le nord du pays que nous partons en ce début de semaine. Rencontre avec Maxime Gillio, le père du tueur à l&#8217;andouillette.<span id="more-1487"></span></p>
<p>Vous le connaissez déjà par le biais de <a href="http://www.vioco.fr/lexquise-nouvelle">l&#8217;Exquise Nouvelle</a>, ce projet d&#8217;écriture collaborative qu&#8217;il a créé et qui est en train de faire fureur sur Facebook. Maxime Gillio nous avait fait l&#8217;honneur de répondre à quelques questions sur le sujet au cours d&#8217;une interview qui est visible <a href="http://www.vioco.fr/interview-maxime-gillio-et-david-boidin-nous-presentent-lexquise-nouvelle">ici</a>.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui c&#8217;est pour nous parler de ses romans et de son travail d&#8217;écrivain qu&#8217;il revient nous voir. Et c&#8217;est avec un immense plaisir que nous le recevons. Rencontre avec ce professeur de français et son talent hors norme.</p>
<p><strong><em>Maxime Gillio, si vous deviez vous présenter en quelques mots ?<br />
</em></strong>En quelques mots : après dix ans d&#8217;enseignement (je suis prof de français), j&#8217;ai eu tellement envie de me faire virer de l&#8217;Education Nationale que je me suis mis à écrire des polars tour à tour sanglants, humoristiques ou orduriers, mais hélas, après quatre titres publiés, pour l&#8217;instant, je ne me suis pas encore fait lourder. Mais je persiste !</p>
<p><strong><em>Pouvez-vous nous parler un peu de ces quatre premiers romans ?</em></strong><br />
Les trois premiers titres sont d&#8217;une facture &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo; (ce qui ne veut pas dire qu&#8217;ils sont chiants, hein !) Ce sont les trois premiers tomes d&#8217;une série qui doit en comporter normalement quatre. J&#8217;aime beaucoup le principe des séries, qui présentent toujours une intrigue de premier plan, résolue en un titre, et l&#8217;évolution des personnages, plus complexe, qui s&#8217;étale sur toute la saga. Si on peut lire cette série dans le désordre, il y a tout de même une question qui est posée dans le premier tome, au sujet d&#8217;un des personnages, et à laquelle je répondrai dans le quatrième.<br />
Mon quatrième titre, &laquo;&nbsp;Les disparus de l&#8217; A 16&#8243;, est radicalement différent. Comme ma série régulière est assez sombre, et que je suis un gros déconneur dans l&#8217;âme, j&#8217;avais envie d&#8217;écrire un polar complètement déjanté, humoristique, trash et outrancier, mais avec une réelle intrigue quand même, pour intéresser le lecteur. J&#8217;avais beaucoup d&#8217;appréhension au moment de sa parution, car c&#8217;est vraiment très particulier. Un peu comme si, toutes proportions gardées, San-Antonio avait un fils avec Reiser et en confiait la garde aux Nuls. Contre toute attente, ça marche plutôt pas mal, puisqu&#8217;on en est au deuxième tirage en moins de six mois.</p>
<p><strong><em>D&#8217;où vous est venue l&#8217;envie d&#8217;écrire ?</em></strong><br />
Par accident&#8230; Disons que la lecture est chez moi quelque chose de presque génétique : parents enseignants, études de lettres, boulimique de livres&#8230; Mais jamais je ne me suis dit : &laquo;&nbsp;un jour, je serai écrivain&nbsp;&raquo;, pas du tout. Lire me suffisait amplement. Et puis j&#8217;ai adhéré à une association, &laquo;&nbsp;Les Amis de San-Antonio&nbsp;&raquo;, dans laquelle je me suis investi en écrivant quelques articles ou études. Jusqu&#8217;au jour où mon cher Thierry, membre de la même association, m&#8217;a lancé un défi : &laquo;&nbsp;qu&#8217;est-ce que tu attends, nom de Dieu ? Publie !&nbsp;&raquo;<br />
Alors j&#8217;ai essayé, et voilà.<br />
A l&#8217;origine, rien de plus qu&#8217;un défi, une rencontre. A l&#8217;arrivée, l&#8217;envie dévorante, presque étouffante, de vouloir vivre du livre, autour du livre.</p>
<p><strong><em>Les Amis de San-Antonio ? Vous êtes un féru de l&#8217;oeuvre de Frédéric Dard ?</em></strong><br />
Fan absolu. Je suis même devenu le vice-président de l&#8217;association&#8230;</p>
<p><strong><em>Comment s&#8217;est déroulée votre première publication ? Parcours du combattant ou simple formalité ?<br />
</em></strong>J&#8217;ai eu beaucoup de chance. Bien entendu, j&#8217;ai dépensé une petite fortune en frais d&#8217;impression et d&#8217;envoi aux grands éditeurs. Fi, le sot que j&#8217;étais !<br />
Je l&#8217;ai ensuite fait éditer aux éditions du Manuscrit (compromis entre le compte d&#8217;auteur et le compte d&#8217;éditeur), mais bon, c&#8217;était quand même pas le top.<br />
Parallèlement à ces démarches, les éditions Ravet-Anceau ont lancé leur collection &laquo;&nbsp;polars en nord&nbsp;&raquo;. J&#8217;ai rencontré Gilles Guillon, le directeur littéraire, lors d&#8217;une manifestation, et il m&#8217;a donné sa carte en m&#8217;expliquant qu&#8217;ils cherchaient des auteurs.<br />
Je lui ai proposé mon manuscrit, corrigé et rallongé, et voilà le travail.</p>
<p><strong><em>Quelles sont les étapes de fabrication de l&#8217;un de vos romans ?</em></strong><br />
Je ne sais pas si j&#8217;ai vraiment une méthode. Bon, l&#8217;idée, le concept d&#8217;abord. Quand je le &laquo;&nbsp;sens&nbsp;&raquo; bien, sur une grande feuille, je jette des idées, dresse des organigrammes, trace des flèches. Ce brouillon préparatoire est complété au fur et à mesure de la documentation que j&#8217;avale en même temps.<br />
Ensuite, j&#8217;écris un résumé de ce que pourrait être l&#8217;histoire, sur une quinzaine de lignes.<br />
Si ça a l&#8217;air de tenir la route, alors j&#8217;attaque le plan, le séquencier. Chapitre par chapitre.<br />
Enfin, je détaille mes chapitres par &laquo;&nbsp;modules&nbsp;&raquo;, par unités de lieu ou d&#8217;action.<br />
Bref, je fais un véritable story-board qui rendrait fou bon nombre de mes collègues.<br />
Je suppose que c&#8217;est un manque de confiance.<br />
Mais je précise que je ne suis pas prisonnier de ce plan. C&#8217;est davantage pour me mettre en confiance, et pour me permettre d&#8217;entrer plus vite dans la rédaction. Comme j&#8217;ai toujours quatre projets en même temps sur le feu, je gagne du temps avec ces repères.<br />
Bien évidemment, la structure initiale va changer au cours de l&#8217;écriture, je vous rassure, je ne suis pas un robot. Des idées, des situations, des dialogues vont naître au fil de l&#8217;écriture, qui vont m&#8217;obliger à revoir cette charpente. Je pense que je pourrais commencer à écrire sans autant de préparatifs, mais ils me rassurent.</p>
<p><strong><em>Vous imposez-vous un rythme d&#8217;écriture ? Ou cela reste-il fonction de l&#8217;inspiration du moment ?<br />
</em></strong>Dans la mesure du possible, j&#8217;essaye de m&#8217;imposer une discipline quotidienne, même si elle est souvent perturbée par des impondérables. Mais je ne crois pas, en ce qui me concerne, à l&#8217;inspiration toute puissante. Je crois au travail, au labeur. L&#8217;inspiration vient souvent des contraintes. C&#8217;est du moins ainsi que je fonctionne.</p>
<p><strong><em>Des petits rituels d&#8217;écriture ? Peut-être de la musique ?</em></strong><br />
Ah non, surtout pas ! En fait, les deux seules conditions quand j&#8217;écris sont : avoir au moins une plage de deux heures devant moi (si je sais que j&#8217;ai à peine une heure, ça ne me va pas, car il faut un temps &laquo;&nbsp;d&#8217;échauffement&nbsp;&raquo;, je suis un diesel) et le silence le plus complet possible. Une mouche ballonnée suffit à me déconcentrer, alors de la musique&#8230; D&#8217;ailleurs, je vais expérimenter les bouchons d&#8217;oreilles pour mon prochain.</p>
<p><strong><em>Votre prochain ? Quelques détails peut-être ?</em></strong><br />
Logiquement (car rien n&#8217;est jamais sûr dans ce milieu&#8230;), j&#8217;attaque le dernier volume de ma série des Dacié/Marquet. Je vais enfin répondre à la question posée dans le premier tome de la tétralogie, et assembler les pièces du puzzle disséminées dans les trois premiers titres. Je vais faire en sorte que les lecteurs fidèles de cette série en aient pour leur argent, car je ne sais pas si je vais la continuer après. Il va y a voir des larmes et des coupes dans le casting !<br />
Parallèlement, je travaille sur d&#8217;autres projets, mais là, on n&#8217;en est qu&#8217;au stade des réflexions, donc je préfère ne pas trop m&#8217;avancer.</p>
<p><strong><em>Quels sont vos derniers coups de coeur littéraires et cinématographiques ?<br />
<span style="font-weight: normal;"><span style="font-style: normal;">Je ne vais pas assez au cinéma à mon goût, alors&#8230; Récemment, j&#8217;ai beaucoup apprécié &laquo;&nbsp;The ghost writer&nbsp;&raquo; de Polanski.En revanche, question coups de cœur littéraires, ça va être dur, j&#8217;ai l&#8217;embarras du choix&#8230; Je viens de terminer &laquo;&nbsp;La onzième plaie&nbsp;&raquo;, d&#8217;Aurélien Molas. Une tuerie ! Lui, si les petits cochons ne le mangent pas, on n&#8217;a pas fini d&#8217;entendre parler de son talent. Je me suis beaucoup amusé cet été en lisant &laquo;&nbsp;Duel en enfer&nbsp;&raquo;, de Bob Garcia.Sinon, plutôt qu&#8217;un titre, je préfère vous parler d&#8217;auteurs que j&#8217;ai découverts ces dernières années. J&#8217;aime beaucoup l&#8217;écriture de Paul Colize, l&#8217;univers de Laurent Guillaume, sans oublier l&#8217;incontournable Franck Thilliez meilleur de titre en titre.<br />
Autrement, mes maîtres restent et demeurent Frédéric Dard, Dennis Lehane, Joe Lansdale.</span></span></em></strong></p>
<p><strong><em><span style="font-weight: normal;"><span style="font-style: normal;"><strong><em>Des conseils à donner à de futurs écrivains en herbe ?<br />
</em></strong>Je me considère moi-même comme un écrivain en herbe, alors donner des conseils, ce serait bien prétentieux de ma part ! Disons que je n&#8217;insisterai jamais assez sur la notion de travail, pas forcément incompatible avec celle de plaisir, d&#8217;ailleurs. Mais soyez exigeants avec vous-mêmes, vos lecteurs vous en seront reconnaissants.</span></span></em></strong></p>
<p><strong><em><span style="font-weight: normal;"><span style="font-style: normal;"><strong><em>Je vous laisse le mot de la fin.<br />
</em></strong>Zygote (en tout cas, c&#8217;est celui qui est la fin de mon dictionnaire).</span></span></em></strong></p>
<p><span style="font-weight: normal;"><span style="font-style: normal;"><strong><em>Merci beaucoup d&#8217;avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions. Ce fut un véritable plaisir. </em></strong></span></span></p>
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		<title>Gilles Caillot lance une web-nouvelle sur Facebook</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Aug 2010 09:17:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>

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Après le tueur à l&#8217;andouillette et ses crimes sordides, c&#8217;est autour d&#8217;un &#171;&#160;orfèvre de la viande froide&#160;&#187; de faire son entrée sur la toile. Un projet de web-nouvelle lancé par Gilles Caillot à découvrir sur Facebook.
Complainte d&#8217;une vie ordinaire. Voici le titre qu&#8217;a Choisit Gilles Caillot pour ce nouveau projet littéraire à mi chemin entre [...]]]></description>
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<p><a href="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/Gilles-Caillot.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1561" title="Gilles Caillot" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/Gilles-Caillot.jpg" alt="Gilles Caillot" width="200" height="300" /></a>Après le tueur à l&#8217;andouillette et ses crimes sordides, c&#8217;est autour d&#8217;un &laquo;&nbsp;orfèvre de la viande froide&nbsp;&raquo; de faire son entrée sur la toile. Un projet de web-nouvelle lancé par Gilles Caillot à découvrir sur <a href="http://www.facebook.com/home.php?sk=lf#!/notes/gilles-caillot/compilation-des-status-nouvelle-complainte-dune-vie-ordinaire/427241544153">Facebook</a>.<span id="more-1558"></span></p>
<p>Complainte d&#8217;une vie ordinaire. Voici le titre qu&#8217;a Choisit Gilles Caillot pour ce nouveau projet littéraire à mi chemin entre <a href="http://www.vioco.fr/lexquise-nouvelle">l&#8217;Exquise Nouvelle</a> et <a href="http://www.vioco.fr/il-publie-son-roman-sur-twitter-et-sa-fonctionne">The French Revolution</a>. Une nouvelle que l&#8217;écrivain à décidé de partager avec ses lecteurs par le biais du site communautaire Facebook. A la différence de <a href="http://www.vioco.fr/lexquise-nouvelle">l&#8217;Exquise Nouvelle</a>, il sera seul à publier les statuts qui feront vivre les protagonistes de son aventure.</p>
<p>Laissons la parole à Gilles Caillot qui a prit le temps de nous concocter une belle petite présentation de son projet.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Une Web-série…<br />
Une nouvelle construite petit à petit sur Facebook à travers des statuts limités en nombre de caractères.<br />
Il est vrai que l’idée se rapproche assez fortement de l’expérience imaginée par Maxime Gillio et David Boidin : L’Exquise nouvelle. Expérience à laquelle j’ai participé également d&#8217;ailleurs, mais elle n’a finalement rien à voir.<br />
Depuis toujours, j’ai pris un malin plaisir à titiller mes lecteurs, à leur donner envie de lire mes livres et de découvrir mon univers, en distillant quelques bribes de chapitres sur ma page, histoire de faire monter la tension.<br />
J’avais écrit une nouvelle il y a quelque temps et elle croupissait au fond de mon P.C. Je suis retombé dessus par hasard et sa relecture a constitué le déclic. Je me suis dit qu’il était dommage de ne pas la faire partager.<br />
Fort de ce constat, j’ai donc décidé de la publier sur FB à raison de deux posts par jour. Ce qui, vu la longueur du texte, représentera globalement un bon mois.<br />
Je ne sais pas encore comment les gens vont réagir. Fidélité assidue ou lassitude au bout de quelques jours. Avec le net, c’est toujours très aléatoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Alléchant n&#8217;est ce pas ? L&#8217;aventure est donc à suivre <a href="http://www.facebook.com/home.php?sk=lf#!/notes/gilles-caillot/compilation-des-status-nouvelle-complainte-dune-vie-ordinaire/427241544153">sur cette page</a>.</p>
<p>Pour finir je vous propose une petite entrée en la matière avec les premières lignes de ce récit.</p>
<p style="text-align: center; "><strong>Complainte d&#8217;une vie ordinaire</strong></p>
<p>Je suis un découpeur de cadavres, un désosseur. J’agis toujours avec une extrême détermination et un détachement total. En quelques mots, je suis un véritable orfèvre de la viande froide.Je sais, ces termes font frémir, mais c’est la pure vérité. Ça fait maintenant plus de vingt-cinq ans que je parfais mon art, optimise mes découpes, magnifie les morceaux de chair arrachés aux os.<br />
Pourtant malgré cette maîtrise, je vais en rester là. Tout est terminé.<br />
La dernière dépouille m’attend, immobile, sur la table de découpe, ce billot complice qui a subi tant d’assauts de mes lames. Pourquoi ? Parce que cette chère société de consommation en a décidé ainsi&#8230;.</p>
<p>La suite <a href="http://www.facebook.com/home.php?sk=lf#!/notes/gilles-caillot/compilation-des-status-nouvelle-complainte-dune-vie-ordinaire/427241544153">par ici</a>.</p>
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		<title>Les meurtriers de Dieu: le bilan</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Aug 2010 19:17:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Depreux]]></category>
		<category><![CDATA[Les meurtriers de Dieu]]></category>

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Cinq mois après la publication de son premier livre les meurtriers de Dieu, Jean Depreux a décidé de faire un bilan de cette belle aventure. Une initiative plus qu&#8217;intéressante qu&#8217;il partage avec nous sur son blog.
C&#8217;est par le biais du grand prix VSD du polar 2010 qu&#8217;il a pu réaliser ce rêve. Si vous voulez [...]]]></description>
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			</a>
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<p><a href="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/JeanDepreux.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1527" title="JeanDepreux" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/JeanDepreux.jpg" alt="JeanDepreux" width="200" height="267" /></a>Cinq mois après la publication de son premier livre <a href="http://www.vioco.fr/les-meurtriers-de-dieu-jean-depreux">les meurtriers de Dieu</a>, <a href="http://www.vioco.fr/jean-depreux">Jean Depreux</a> a décidé de faire un bilan de cette belle aventure. Une initiative plus qu&#8217;intéressante qu&#8217;il partage avec nous sur son blog.<span id="more-1526"></span></p>
<p>C&#8217;est par le biais du grand prix VSD du polar 2010 qu&#8217;il a pu réaliser ce rêve. Si vous voulez connaître l&#8217;envers du décors et découvrir de quelle façon l&#8217;auteur à vécu ces quelques mois, n&#8217;hésitez surtout pas à consulter cet excellent dossier.</p>
<p><a href="http://www.vioco.fr/jean-depreux">Jean Depreux</a> à également répondu aux questions de votre serviteur pour Vioco. Une interview que vous pouvez découvrir <a href="http://www.vioco.fr/interview-jean-depreux">par ici</a>.</p>
<p>Voici les liens vers les différentes parties de ce bilan disponible sur <a href="http://jeandepreux.over-blog.com/">le blog de l&#8217;auteur</a>:<br />
- <a href="http://jeandepreux.over-blog.com/article-bilan-d-ete-55705598.html">Introduction</a><br />
- <a href="http://jeandepreux.over-blog.com/article-bilan-d-ete-1-7-le-grand-prix-vsd-du-polar-55706193.html">Le grand prix VSD du polar</a><br />
- <a href="http://jeandepreux.over-blog.com/article-bilan-d-ete-2-7-les-lecteurs-55729862.html">Les lecteurs</a><br />
- <a href="http://jeandepreux.over-blog.com/article-bilan-d-ete-3-7-les-media-55769559.html">Les médias</a><br />
- <a href="http://jeandepreux.over-blog.com/article-bilan-d-ete-4-7-les-signatures-55818329.html">Les signatures</a><br />
- <a href="http://jeandepreux.over-blog.com/article-bilan-d-ete-5-7-les-auteurs-55875798.html">Les auteurs</a><br />
- <a href="http://jeandepreux.over-blog.com/article-bilan-d-ete-6-7-le-prochain-roman-55933874.html">Le prochain roman</a><br />
- <a href="http://jeandepreux.over-blog.com/article-bilan-d-ete-7-7-les-ventes-55987553.html">Les ventes</a><br />
- <a href="http://jeandepreux.over-blog.com/article-bilan-d-un-bilan-56047849.html">Bilan</a></p>
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		<title>Interview: Benoît Severac</title>
		<link>http://www.vioco.fr/interview-benoit-severac</link>
		<comments>http://www.vioco.fr/interview-benoit-severac#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 19:34:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît Severac]]></category>

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		<description><![CDATA[
			
				
			
		
Aujourd&#8217;hui c&#8217;est dans le sud de la France que nous partons, à la rencontre de Benoît Severac, un toulousain auteur de deux polars historiques aux éditions TME.
C&#8217;est avec un thriller gallo-romain que ce professeur d&#8217;anglais a fait son entrée dans l&#8217;univers des auteurs publiés. Un contexte plutôt original me direz-vous. Mais l&#8217;homme ne l&#8217;est pas moins. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin: 0;">
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			</a>
		</div>
<p><a href="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/benoit-severac.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1505" title="benoit-severac" src="http://www.vioco.fr/wp-content/uploads/2010/08/benoit-severac.jpg" alt="benoit-severac" width="170" height="220" /></a>Aujourd&#8217;hui c&#8217;est dans le sud de la France que nous partons, à la rencontre de Benoît Severac, un toulousain auteur de deux polars historiques aux éditions TME.<span id="more-1417"></span></p>
<p>C&#8217;est avec un thriller gallo-romain que ce professeur d&#8217;anglais a fait son entrée dans l&#8217;univers des auteurs publiés. Un contexte plutôt original me direz-vous. Mais l&#8217;homme ne l&#8217;est pas moins. Passionné (et surtout passionnant), c&#8217;est une plume d&#8217;or qu&#8217;il tient entre les doigts. Rencontre.</p>
<p>Ceux qui voudront se faire une idée de son talent pourront profiter d&#8217;une <a href="http://www.vioco.fr/nouvelles-en-libre-lecture-sur-internet">nouvelle gratuite</a> qu&#8217;il propose sur son <a href="http://benoit.severac.over-blog.com/">blog</a>. C&#8217;est <a href="http://benoit.severac.over-blog.com/pages/Lire_une_de_mes_nouvelles-1148713.html">par ici</a>.</p>
<p><strong><em>Benoît Severac, si vous deviez vous présenter en quelques mots ?</em></strong><br />
Argh, je déteste cette question.<br />
Est-ce que ça peut le faire comme réponse ? Nâaan, je suppose que non&#8230;<br />
Bon, alors allons-y. Partons du principe béhaviouriste selon lequel on se définit par ce que l&#8217;on fait, pas ce que l&#8217;on dit. Qu&#8217;ai-je fait ce matin ?<br />
- levé 5h30 (insomniaque).<br />
- mailé jusqu&#8217;à 6h00 (importance de l&#8217;amitié ou de l&#8217;amour)<br />
- regardé un dvd de &nbsp;&raquo;The wire&nbsp;&raquo; en VO, dur à suivre avec tout cet argot de Baltimore (angliciste, mais plutôt GB que USA ; prof d&#8217;anglais pendant la journée)<br />
- écrit, corrigé la première version d&#8217;un manuscrit (auteur de romans noirs ; écrivain la nuit)<br />
- cuisiné une ratatouille pour mes enfants (importance de la gastronomie)<br />
Il est midi trente à l&#8217;heure où je réponds à ce questionnaire, j&#8217;en suis là. Je surveille ma ratatouille du coin du netbook.</p>
<p><strong><em>Vous êtes l&#8217;auteur de deux romans parus aux éditions tme : Les chevelues (2007) et rendez-vous au 10 avril (2009). Pourriez-vous nous présenter ces deux ouvrages ?<br />
<span style="font-style: normal; font-weight: normal;">Les chevelues (tme, 2007), grand prix littéraire de la ville de Toulouse en 2008, Premier prix littéraire de la ville de Saint-Lys en 2008, prix Calibre 47 de Polar&#8217;Encontre en 2009, traduit aux USA pour le compte d&#8217;Enigma Books sous le titre Pax Romana, est un polar antique ou gallo-romain, sous Auguste. C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un tueur en série qui dégomme les aristocrates romains de Lugdunum Convenarum (actuelle St-Bertrand-de-Comminges dans les Pyrénées). Une tragédie grecque, un roman épique, écrit dans un style très moderne, mais très documenté (un travail d&#8217;auteur de polar, pas d&#8217;historien cependant). On est pris par l&#8217;enquête, on adore les personnages (tout en nuances, loin des clichés &laquo;&nbsp;gentil versus méchant&nbsp;&raquo;) pleins de sentiments contradictoires et complexes, les relations de pouvoir entre occupant et occupé, entre hommes et femmes, jeunes et anciens&#8230; et en même temps, sans s&#8217;en apercevoir, on apprend plein de trucs sur la période.</span></em></strong></p>
<p>Rendez-vous au 10 avril (tme 2009), prix Mémoire d&#8217;Oc 2009 décerné par la CRAM, sélection officielle Cognac 2009, dans la programmation du Marathon des Mots de Toulouse en 2010, est beaucoup plus roman noir que polar. Toulouse 1921, sur fond d&#8217;enrichissements personnels, de délits d&#8217;initiés, de magouilles entre notables toulousains, l&#8217;inspecteur qui enquête sur un meurtre déguisé en suicide à l&#8217;école vétérinaire de Toulouse, va être le porteur du véritable propos du roman : à savoir, le sacrfice des poilus qui sont revenus soi-disant &laquo;&nbsp;entiers&nbsp;&raquo; de la guerre, qui n&#8217;ont pas eu droit aux honneurs ni au titre de héros puisqu&#8217;ils ne sont pas morts ou n&#8217;ont pas été mutilés dans les tranchées, et dont on a nié le traumatisme psychologique. L&#8217;inspecteur est un de ceux-là, il trimballe son cynisme et son dégoût tout le long du roman, il n&#8217;a plus rien à perdre, mais il lui reste sa conscience et il va se payer un baroud d&#8217;honneur en faisant un pied de nez à son administration qui veut qu&#8217;il remettre le couvercle sur une affaire qu&#8217;il soulève sans le vouloir.<br />
On en profite pour découvrir Toulouse au moment de l&#8217;arrivée du jazz, du cinéma projeté en public, des voitures à moteur etc.<br />
C&#8217;est un roman qui a eu un beau succès de bouche-à-oreille, à tel point que pendant deux semaines, il a été dans les trois premières ventes de romans dans quatre des plus grosses librairies de midi-pyrénées, devant Dan Brown je crois à moment donné !</p>
<p><strong><em>Votre écriture est donc très historique. C&#8217;est également vrai pour votre prochain roman me semble-t-il. Comment expliquez-vous cet attrait pour le passé ? Féru d&#8217;histoire ?</em></strong><br />
Mon prochain roman (fingers crossed, il n&#8217;est pas encore fini) est un polar préhistorique&#8230; Je suis parti de l&#8217;évidence qu&#8217;il y avait déjà des gentils et des méchants (je caricature évidemment, il y avait surtout des combats pour la survie), des luttes pour le pouvoir, des dominants et des dominés. Tous les ingrédients d&#8217;un bon polar étaient déjà en place, mais ça a déjà été fait. Cette idée n&#8217;est pas nouvelle. J&#8217;ai donc essayé d&#8217;imaginer (contre l&#8217;avis des philosophes qui admettent que jusqu&#8217;au Grecs, l&#8217;autre était un barbare) une conscience humaniste. Ainsi, j&#8217;ai créé un héros doté d&#8217;une vision supérieure de la race humaine, pour lui donner une profondeur que nous n&#8217;imaginons que rarement lorsque nous faisons référence à la préhistoire. En effet, en général, nous nous arrêtons à cette vision de &laquo;&nbsp;survie, lutte, domination, adaptation etc.&nbsp;&raquo; J&#8217;ai souhaité adopter un autre angle, un autre postulat, pour rendre hommage à nos ancêtres qui ont aussi exprimé des choses par la peinture et la gravure, ou encore la sculpture, dont nous devons nous contenter d&#8217;imaginer la véritable signification.<br />
Pour autant, écrivain de romans noirs historiques exclusivement ? Non. J&#8217;ai aussi sur le feu un roman jeunesse contemporain, et d&#8217;autres projets en cours de réflexion, contemporains également.<br />
Féru d&#8217;Histoire ? Même pas. Disons que lorsqu&#8217;on s&#8217;intéresse à l&#8217;être humain, on s&#8217;intéresse nécessairement à son passé et à tout ce qui peut expliquer ce qu&#8217;il est aujourd&#8217;hui.</p>
<p><strong><em>Comment l&#8217;écriture est-elle arrivée dans votre vie ? Est-ce un rêve de gosse qui dormait depuis longtemps ?<br />
</em></strong>L&#8217;écriture a toujours été là. Je me souviens de la jouissance que ça a été de découvrir son apprentissage à l&#8217;école, de lire un dictionnaire, d&#8217;écrire des trucs sur tous types de supports. Je pensais que c&#8217;était &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo;, que tout le monde ressentait cela, ce n&#8217;est que bien plus tard que j&#8217;ai compris que j&#8217;avais un rapport privilégié avec l&#8217;écrit. Sinon, ma première production (celle dont je me souviens en tout cas), remonte à mes dix ans, sous la forme d&#8217;un carnet de bord que mon grand-père m&#8217;avait demandé de tenir pour relater toutes les visites que je faisais lors d&#8217;un séjour chez lui à Paris, au cours duquel je découvrais la capitale pour la première fois. Lui était cévennol mais prenait ses quartiers d&#8217;hiver à Paris. Il connaissait bien donc, et m&#8217;a fait voir tout ce qu&#8217;il fallait voir en une quinzaine de jours, mais il voulait aussi que je rende compte de ma journée, tous les soirs ; ou qu&#8217;il reste une trace de tout cela, et de préférence avec force détails, dans un vocabulaire riche et approprié. Je râlais, parce que ça faisait &laquo;&nbsp;devoir de vacances&nbsp;&raquo;, mais il était cévennol, je l&#8217;ai dit, ET protestant&#8230; ça en faisait un double pas-marrant, avec un sacré sens du devoir et de la notion de plaisir dans le travail. Je râlais donc, mais à la fin du séjour, j&#8217;avais produit quelque chose d&#8217;assez abouti et épais pour séduire mon instit&#8217; qui l&#8217;avait lu à mon retour et m&#8217;avait complimenté. C&#8217;était la première fois que je réalisais qu&#8217;on pouvait avoir ce plaisir dans la contrainte, et que ce que j&#8217;écrivais pouvait plaire.¨</p>
<p><strong><em>Quand vous dites &laquo;&nbsp;sérieusement&nbsp;&raquo;, cela signifie que vous vous imposez un rythme de travail ? Vous obligez-vous à écrire un certain nombre d&#8217;heures chaque jour ? Comment procédez-vous ?</em></strong><br />
Je ne m&#8217;impose rien, je ressens le besoin d&#8217;écrire tous les jours. Je suis malheureux quand je ne peux pas le faire. C&#8217;est presque dans l&#8217;autre sens qu&#8217;il faudrait dire les choses : j&#8217;essaie de ne pas consacrer trop de temps à cela. Je dois faire attention de ne pas traiter le reste par dessus la jambe.<br />
Concrètement, j&#8217;ai un boulot pendant la journée, des gamins à gérer en fin de journée, j&#8217;écris donc le soir ou la nuit. Je dors peu, ça aide. Je ne regarde pas la télé, c&#8217;est un &laquo;&nbsp;plus&nbsp;&raquo; également.  Mon rythme est probablement de deux à trois heures d&#8217;écriture par jour pendant la semaine, avec une nette tendance à ne penser qu&#8217;à ça le reste du temps. J&#8217;écris davantage les weekends et pendant les vacances.<br />
Ce que je voulais dire par &laquo;&nbsp;sérieusement&nbsp;&raquo;, c&#8217;était ça (le temps consacré), mais aussi &laquo;&nbsp;avec des arrière-pensées éditoriales&nbsp;&raquo;, avec l&#8217;envie d&#8217;être publié et donc lu par des lecteurs en dehors de mon périmètre familial.</p>
<p><strong><em>Une &laquo;&nbsp;écriture très documenté&nbsp;&raquo; pour Les chevelues, le Toulouse des années 1921 pour Rendez-vous au 10 avril et maintenant un polar préhistorique. Ce travail d&#8217;écriture doit être accompagné d&#8217;un énorme travail de recherche. Comment vous y prenez-vous ? Tout se fait avant d&#8217;attaquer le corps du roman ? </em></strong><br />
Énormément de rencontres avant l&#8217;écriture, oui, de lectures, de témoignages recueillis, de recherche sur internet&#8230;<br />
Je pars avec une idée de lieu et d&#8217;époque, une vague idée de l&#8217;intrigue ou de l&#8217;histoire, et je commence la phase de documentation. Elle nourrit mon synopsis presque autant que mon imagination pure. Il y a des scènes entières que je dois à la simple découverte d&#8217;un lieu, ou d&#8217;une anecdote dans mes lectures ou mes rencontres.<br />
Pour &laquo;&nbsp;Les chevelues&nbsp;&raquo;, j&#8217;ai passé plusieurs mois à ne faire rien d&#8217;autre. Je n&#8217;écrivais quasiment plus.<br />
Pour &laquo;&nbsp;Rendez-vous au 10 avril&nbsp;&raquo;, c&#8217;est un peu différent. Je travaille à l&#8217;école vétérinaire de Toulouse, et c&#8217;est là que se déroule une partie de l&#8217;histoire. J&#8217;ai eu accès à certains documents et témoignages plus facilement que pour d&#8217;autres domaines ou périodes. Je me suis beaucoup inspiré de personnages et de modes de fonctionnement de l&#8217;école, et de son histoire que je connais un peu. Je suis aussi très familier de ses codes, usages, rites&#8230; après 11 ans passés à y enseigner l&#8217;Anglais.<br />
Encore une fois, je ne suis pas historien. Je travaille donc essentiellement à partir de sources secondaires, pré-mâchées, vulgarisées. Le net est excellent pour cela. Je m&#8217;intéresse principalement aux anecdotes et aux petites gens, à la petite histoire, aux détails de la vie quotidienne. Je suis soucieux de ne pas commettre d&#8217;anachronismes, mais je prends beaucoup de libertés par rapport à la &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; Histoire. Je n&#8217;écris pas des choses qui se sont passées, mais qui auraient pu se passer.</p>
<p><strong><em>Quels sont vos derniers coups de coeur littéraires et cinématographiques ?</em></strong><br />
Récemment, j&#8217;ai adoré &laquo;&nbsp;Monsieur Madone&nbsp;&raquo; de Maïté Bernard (ed. Le Passage). Sinon, j&#8217;ai lu &laquo;&nbsp;Une petite histoire du roman noir&nbsp;&raquo; de JB. Pouy, que j&#8217;ai trouvé vraiment bien, dans un style très différent.<br />
Je ne regarde pas la télévision, mais je vais au cinéma et je regarde des dvd. J&#8217;ai trouvé &laquo;&nbsp;Tournée&nbsp;&raquo; très bien, très touchant, très vrai. En dvd, on m&#8217;a récemment offert &laquo;&nbsp;Across the universe&nbsp;&raquo; qui revisite les chansons des Beatles de façon intelligente et pertinente.</p>
<p><strong><em>Un conseil à donner à de futurs écrivains en herbe ?</em></strong><br />
Un conseil ? Houla, le jour où j&#8217;aurai un conseil à donner, il faudra m&#8217;achever.</p>
<p><strong><em>Alors je vous laisse au moins le mot de la fin. </em></strong><br />
Le dernier mot, je le laisserai à Pétrucciani dont j&#8217;adore la réplique à la question &laquo;&nbsp;D&#8217;où vous vient ce talent ?&nbsp;&raquo; Il répondait (de mémoire) : &laquo;&nbsp;Le seul talent que j&#8217;aie, c&#8217;est de pouvoir rester quatorze heures par jour devant mon piano, et ce, tous les jours. Quel que soit votre talent au départ, si vous pouvez tenir ce rythme pendant des années, vous deviendrez virtuose.&nbsp;&raquo;<br />
Je ne sais pas si c&#8217;est vrai, mais l&#8217;inverse l&#8217;est : si vous ne travaillez pas dur, quel que soit votre talent, vous ne serez pas virtuose.<br />
Finalement, le dernier mot répond à la question précédente.</p>
<p><strong><em>Merci à vous Benoît, ce fut un réel plaisir. On se dit à bientôt pour un petit voyage préhistorique ?</em></strong></p>
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